Archives de Catégorie: Jeunesse littérature

Le passage du diable, Anne FINE

« Il me revient brusquement un souvenir : j’étais tout petit et je rampais sur le palier lorsque je vis, par une porte entrouverte, ma mère à genoux en train de prier. Du fond de ma mémoire montait le son étouffé de sa voix suppliante demandant au Seigneur de protéger son cher petit Daniel et son oncle Se…
Il me manquait la fin du prénom. »

passage du diable

Daniel, un jeune adolescent, n’a jamais vu l’extérieur, n’a jamais rencontré personne, et n’a jamais connu sa famille, si tant est qu’il en ait une. Il ne connait du monde et de la vie que sa pauvre mère, qu’il voit coudre au chevet de son lit, inlassablement, afin de payer ses dettes. Il ne connait comme lieu et odeur que celle de sa chambre, parce qu’il est, paraît-il, bien malade depuis son plus jeune âge.
La seule occupation qui lui est donnée, outre quelques livres poussiéreux, est une vieille maison de poupées avec quelques figurines a qui Daniel donne vie et avec qui il apprend les relations humaines.
Mais un jour, alors que sa vie est un long fleuve tranquille, une pierre va être jetée à l’eau. Le Dr Marlow, médecin de la bourgade dans laquelle il vit, va apparaître et menacé son existence future de ne plus ressembler en rien à celle passée. Nous entrons alors dans un monde inquiétant à la fantaisie qui paraît bien trop réelle.

Anne FINE, avec ce roman, arrive à mettre son lecteur dans une position inconfortable. Brinquebalé de révélations en soupçons, avancer dans le livre n’est qu’une fuite vers l’inconnu. Pour les esprits les plus vifs et assoiffés de compréhension rapide, quelques indices sont disséminés, mais aucune certitude ne semble possible.
Anne FINE, auteur qui a su être si drôle avec son chat assassin, prend tout à coup un aspect inquiétant où folie, schizophrénie et magie ont une place centrale dans un roman absolument passionnant.
Entre ambiances Hitchockienne et Lynchéennes, avec des références cinématographiques qui rendent son roman absolument parfait pour l’image, l’auteur a sans aucun doute frappé un coup de génie dans le monde de l’imaginaire. Et même si elle n’a pas inventé grand chose mais s’est sensiblement inspirée de certaines scènes de films, son écriture charmeuse rend le lecteur frénétique au contact des pages qui se tournent.

Livre disponible aux éditions L’Ecole des loisirs dans la collection Médium depuis Janvier 2014. Traduit de l’anglais par Dominique KUGLER.

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Belle gueule de bois, Pierre DESCHAVANNES

« Lorsque mes parents se sont séparés, mes deux soeurs et moi sommes d’abord allés vivre chez ma mère. On ne voyait mon père qu’un week-end sur deux. Et j’ai très vite éprouvé un manque. J’ai donc décidé de m’installer chez lui dans sa petite maison perdue dans la montagne. Plus que son affection, c’est sa présence physique qui me manquait. Je crois qu’une mère se porte dans le coeur et un père dans les tripes. »

9782812606823FS

 

C’est l’histoire de la vie de Pierre. Comme un journal, ce roman est construit à la première personne. Nous sommes dans la peau d’un jeune homme, fils d’un alcoolique notoire. Ses parents se sont séparés parce que son père avait la main lourde sur la bouteille. Aujourd’hui, il vit avec lui et n’aspire qu’à la liberté et au vagabondage. Son rêve ? Vivre de rien dans les forêts, caché du monde civilisé. 
Son père, il l’aime. Et pourtant, il lui arrive d’avoir honte de lui, il lui arrive de lui piquer ses bouteilles pour les cacher en pleine nature ou les vider dans l’évier quand il estime qu’il a trop bu. C’est cet amour qu’il a sur la patate et qu’il partage avec nous. C’est ce sentiment de solitude face à un homme qui tangue et tremble lorsqu’il doit tenir une cuillère pour manger sa soupe. 

Pierre se retrouve face à lui-même, et ce roman pourrait être un appel au secours lancé dans les méandres du monde. Qui l’entendra, qui lui tendra la main ?

« Je me trouve dans la cuisine ce matin-là, à scruter le ciel, lorsque mon père se réveille. Quand il se lève, on a l’impression que la maison va s’écrouler, le vacarme qu’il produit est à peine croyable. Il se cogne contre les murs tout en crachant ses poumons de gros fumeur, parfois il tombe à cause de la cuite de la veille, il lâche une galette dans le lavabo et ensuite va se vider la vessie tout en lâchant un bon gros pet. Je peux vous dire qu’après ça je suis d’attaque. » 

Partez pour quelques pages dans un esprit dur et touchant. Immergez-vous dans la peau d’un enfant blessé qui ne sait plus comment faire pour faire entendre raison à ceux qu’il aime. 
L’écriture est poignante, les confidences d’or. De plus, quelques illustrations aux traits grossiers et noirs sorti tout droit des tripes de Pierre parsèment le roman, tantôt d’espoir, tantôt de tendresse, tantôt de fatalité. 
Un roman qui se déguste mieux qu’un bon bourbon.

 

Ouvrage disponible aux éditions du Rouergue dans la collection Doado depuis Août 2014.


Justice pour Louie Sam, Elizabeth STEWART

 » M. Moultray, en tant que leader naturel, s’adressa aux hommes avant qu’ils se mettent en route :
              – Nous sommes venus de loin, de nombreux Etats, de nombreux pays, dit-il. En arrivant ici, tout ce que nous avons trouvé, c’est une piste laissée par les chercheurs d’or vingt ans plus tôt et les souches abandonnées par les barons du bois. Nous avons dégagé ces terres à mains nues. Nous avons installé le télégraphe. Nous avons construit des églises et des écoles. Nous avons bâti une ville (…) Nous ne pouvons tolérer que les Indiens menacent tout ce que nos avons créé. »

9782364745087FS

 

Bienvenu dans un roman aux allures de récit. Nous sommes à la fin du XIXe siècle, dans une petite bourgade d’Amérique, aux frontières du Canada.
Un matin, alors qu’ils vont à l’école, les enfants de la petite famille Gillies vont faire une découverte qui va changer le cours de leur vie ; la maison de leur voisin, un peu recluse dans la forêt, à quelques kilomètres de leur propre habitat, est en feu. Le plus téméraire et courageux décide d’y entrer pour voir ce qu’il s’est passé et retrouve son propriétaire sans vie. 

Sans aucune enquête préalable, les soupçons se portent immédiatement sur un jeune indien (qui d’autre ?), Louie Sam. Commence alors une traque infernale pour faire régner la justice.
Georges, l’aîné des Gillies, fait parti de cette traque et va assister à la lapidation du jeune indien. Et malgré tout ce qu’il entend dans son village, quelques détails lui font se demander si ce fut réellement la bonne chose à faire… Et il ne manquera pas de mener une enquête au plus prés des tyrans dans des nuits froides et angoissantes. 

 

Nous avons ici à faire à un roman qui touche des sujets sensibles. Plongé dans le contexte historique d’une Amérique qui sort de la ruée vers l’or, trouve des terres très fertiles et lapide ce qui n’est pas blanc, le lecteur se retrouve face à des questions existentielles sur la bonté de l’Homme. 
L’écriture est incisive et appelle à la révolte. Au-delà du simple fait historique, puisque l’histoire est tirée de réalités, le roman propose une immersion dans une époque, une façon de penser qui nous ramène à la haine de l’autre. 

C’est un roman à lire absolument, et surtout à faire lire absolument. Il paraît que quand on connait les erreurs, on ne les reproduit pas… !

 

Ouvrage disponible aux éditions Thierry MAGNIER depuis Août 2014. Traduit de l’anglais (Canada) par Jean ESCH.


La classe pipelette, Susie MORGENSTERN

« Le soir, tous devant la télé, nous réussissons très bien à parler en zappant. En plus, papa lit les messages sur son portable à table, et mon grand frère mange devant son ordinateur. L’humanité évolue, elle progresse. Pourquoi pas l’école ? »

9782211215374FS

A l’heure où Télérama s’apprête à sortir son nouveau numéro avec un dossier spécial sur les tensions entre parents et professeurs, Susie MORGENSTERN, elle, se met dans la peau de Catherine, jeune enseignante en classe de CM qui ne sait pas comment remédier aux bavardages de ses élèves. Et, évidement, les parents ont leur mot à dire.

Dans une société où le métier d’enseignant est parfois bafoué plus qu’aduler, Susie MORGENSTERN, en quelques pages, nous montre trois points de vues différents : celui de l’élève, celui de l’enseignant, et celui des parents.
Pour Catherine qui n’en peut plus d’entendre les enfants blablater pendant qu’elle parle, toutes les solutions semblent bonnes. Elle se confie et n’hésite pas à aller au bout de ses pensées, quitte à choquer, à provoquer. Les bavards ? Elle voudrait les égorger, les enfermer dans une cage, les bâillonner voir les étrangler. 
Mais ces méthodes étant un peu extrémistes, elle opte pour des choses plus culturelles qui pourraient faire réfléchir les enfants. et doucement, au fil des pages, elle sombre dans une dépression jusqu’à l’inévitable remplacement. Elle doute d’elle-même, et l’inspectrice finira de lui faire perdre toute confiance en elle. Un mois d’absence. Et un remplacant. Il n’est pas très rigolo, et même si les enfants l’appellent Monsieur Gaga, ils n’en mènent pas large face à ce bonhomme plus effrayant que King Kong lui-même…

Ce mois permet à Catherine de réfléchir librement. Alors, trouvera-t-elle une solution ?

« En quinze ans de carrière d’enseignant remplaçant, je n’ai jamais vu une classe pareille. Avec elle, les pires punitions ne marchent pas. Dommage que nous n’ayons plus le droit de donner des claques et d’administrer des châtiments corporels. Face à des démons pareils, c’est la seule méthode qui pourrait réussir. Adieu à cette classe infernale. Et bonne chance à cette héroïque jeune femme. »

Ce livre est très étrange. il ne répond pas fondamentalement aux questions de l’éducation et de la place d’un professeur dans la vie d’un enfant. De plus, l’écriture irréprochable de Susie MORGENSTERN trouve ici une petite faiblesse. Ce livre, qui est dans la collection Mouche de l’école des loisirs, s’adresse à de jeunes lecteurs des classes primaires. Pourtant, une violence qu’ils ne soupçonnent peut-être pas dans la tête d’un adulte est présente et illustrée par des mots qu’on leur empêche généralement d’utiliser… 

« Je hais, je déteste, j’exècre l’école. Je ne suis pas du genre vomisseur, mais je vomis intérieurement toute la journée, vissé à cette chaise abominable, enchaîné à ce bureau de misère. » (Renaud)

Alors que penser de ce roman ? S’adresserait-il plus particulièrement à des adultes, afin de leur donner quelques pistes pour gérer une classe, ou est-il vraiment à destination des enfants ? J’aurais aimé lire un roman qui commence comme celui-ci se termine. J’aurais aimé pouvoir le conseiller, mais il me semble ici difficile de prendre cette responsabilité. Tous les parents ne lisent pas les livres qu’ils achètent à leurs enfants, et ici pourtant il le faudrait, parce qu’il me semble que chaque enfant peut avoir une réaction différente, voir inattendue. 

Pour vous illustrer mes propos, je vous propose une nouvelle citation, tirée tout droit d’un petit mot de Enzo, le plus bavard de tous après Renaud :

« Je ne le fais pas exprès, mais si je n’ouvrais pas ma grande gueule, je pense que la parole me sortirait par les oreilles ou par le nez. »

Susie MORGENSTERN est partie sur un terrain glissant, et il n’est pas imaginable de lire ce roman sans lire quelques excès de parole, mais quel dommage.

Ouvrage disponible aux éditions Ecole des loisirs dans la collection Mouche depuis Août 2014.


Addiction Blake NELSON

« Au Carlton, je nous achète deux cornets de pop-corn et on s’installe dans la salle avec nos camarades de désintox. Il ne se passe rien de spécial. On suit le film, contents d’être près l’un de l’autre. Ca nous suffit. Nos avant-bras se frôlent et on se tient discrètement la main. »

9782226255259FS

Maddie, seize ans, va faire un tour en cure de désintox. Elle a passé son premier palier de sevrage et nous la retrouvons donc au second. Elle est presque prête pour sortir, même si la tentation risque encore d’être un peu forte. Elle voit ses camarades partir les uns après les autres, et elle s’ennuie de plus en plus dans cette atmosphère pesante mais sécuritaire. Le Mardi, c’est soirée ciné ! Elle y allait tout le temps avec Trish avant que cette dernière ne rentre chez elle. Aujourd’hui elle est seule et décide d’y aller quand même. C’est la seule façon de voir du monde extérieur, aller en ville, et rencontrer des mecs. La navette qui l’emmène est vide, mais au dernier arrêt, un jeune homme un peu plus âgé qu’elle rentre dans le bus. Il s’appelle Stewart, et c’est le début d’une longue histoire…

 

Une ambiance très particulière parcourt ce roman. Nous nous retrouvons dans la peau d’une droguée alcoolique qui vit son sevrage avec certaines difficultés. Il y a évidement des moments ou tout roule, mais la vie est faite de hauts et de bas, et parfois ça peut être la catastrophe.
Maddie évolue sur une corde raide. Tant qu’elle y reste tout va bien, mais si elle tombe, alors tout est possible. Entre regrets, remords, et combat difficile, nous sommes parcouru d’émotions fortes.
Sans aucune retenue, ce livre sur la drogue et l’alcool chez les ados peut sans aucun problème parler à grand nombre de personnes.

Tous les personnages y sont représentés. Du dealer au buveur frénétique en passant par l’intellectuel coincé et le geek qui connait mieux un système informatique qu’une femme. Tous les personnages ont leur importance, et tous ensemble permettent l’évolution du microcosme qu’est l’humanité.
Et d’humanité, ce roman n’en manque pas.
On passe un moment un fort mais bon. Il est dans une énergie rapide où le lecteur devient frénétique. L’écriture est poignante et travaillée.

Que demander de plus ?

 

Ouvrage disponible aux éditions Albin Michel dans la collection Wiz depuis Avril 2014. Traduit de l’anglais par Cécile MORAN.


Le ciel nous appartient, Katherine RUNDELL

 » – Tu viens ? dit-il, la main tendue.
Sophie se rendit compte avec stupéfaction qu’il n’était même plus question de tergiverser. Peut-être parce qu’elle était éblouie par tant de beauté. Peut-être parce qu’on a tous besoin, de temps en temps, de se montrer téméraire, de faire quelque chose de stupide et d’inconsidéré.
 – Oui, dit-elle. Je viens. »

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Dés son plus jeune âge, alors qu’elle n’est encore qu’un nourrisson, Sophie est victime d’un naufrage. C’est Charles Maxim qui va la retrouver dans un étui à violoncelle, flottant sur les vagues. Il la ramène donc à Londres et décide de l’éduquer comme sa propre fille tout en ne lui cachant jamais la vérité.

Sophie va grandir à travers les livres et la philosophie de Charles. Elle n’ira pas à l’école mais apprendra avec son tuteur, elle saura lire et compter sans l’aide de professeurs. Charles décide de lui apprendre l’importance de la vie, et à travers sa philosophie nous retrouvons tous un peu de nous-même.

Un jour pourtant, les inspections sonnent à la porte pour voir si Charles est apte à s’occuper d’une jeune fille. Sophie a alors douze ans, et le verdict tombe.

Commence alors une course infernale sur les toits de Paris où Sophie cherche sa mère. Elle va rencontrer Matteo et sa bande, les danseurs du ciel, et alors rien ne pourra les arrêter. Pas même le gardien de l’enfer.

 

Le roman de Katherine RUNDELL font parti de ceux où la poésie imprègne le lecteur. Il fait parti de ces romans que nous aurions aimé écrire.
Tout y est. On retrouve une écriture menée avec brio pour garder le lecteur tout en lui rappelant la période à laquelle se déroule l’histoire (début XXe), mais nous avons aussi des images plein la tête, une réflexion poétique et philosophique rare et simple…

Sans oublier l’aspect vertigineux. On ne peut pas rester de marbre sur ces toits face à ces escalades. Un vertige nous prend et ne nous lâche plus, contradictoirement avec ce que nous ressentons pour ces personnages hors du commun.

Attention, les enfants ne sont pas que dans les rues. En lisant ce roman vous ne cesserez de lever les yeux pour voir s’il n’y a pa quelques danseurs qui saute de toits en toits…

 

Ouvrage disponible aux éditions Les Grandes Personnes à partir du 18 Septembre 2014. Traduit de l’Anglais par Emmanuelle GHEZ.


Humains, Matt HAIG

« Je pense beaucoup, ces derniers temps, à l’endroit d’où nous venons, vous et moi.
Là d’où nous venons, il n’y a pas d’illusions réconfortantes, pas de religions, pas de fiction impossible.
Là d’où nous venons, il n’y a ni amour ni haine. Il y a la pureté de la raison.
Là d’où nous venons, il n’y a pas de crimes passionnels, parce qu’il n’y a pas de passion.

Là d’où nous venons, il n’y a pas de noms, pas de familles vivant ensemble, pas de maris ni d’épouses, pas d’adolescents maussades, pas de fous.
Là d’où nous venons, nous avons résolu le problème de la peur parce que nous avons résolu le problème de la mort. »

humains

C’est ainsi qu’à la façon d’un Gurb sous la plume de Mendoza né un Andrew Martin sous la plume de Matt HAIG. Andrew Martin est un très grand mathématicien qui recherche depuis des années le secret des nombres premiers. Et il n’est ni le seul, ni le premier à vouloir résoudre cette équation difficile. Dans la vie de tous les jours, il est maussade, il ignore sa famille. Il navigue dans sa carcasse de métal entre la maison et la fac où il donne quelques cours. Il a une vie d’adulte qualifiable de rangée et normale. Seulement voilà, il s’apprête à être multi millionnaire.
Andrew Martin a résolu l’énigme des nombres premiers et lorsqu’il la démontrera devant l’humanité entière, il se verra remis un chéque. Seulement Andrex Martin ne connaît pas toutes les répercussions d’un tel apprentissage pour le cerveau humain. C’est pourquoi un groupuscule vivant sur une planète à plusieurs milliards d’années lumières décide d’agir !

Andrew Martin doit mourir. Et c’est un extraterrestre qui va prendre sa place afin d’éliminer tous ceux qui sont au courant de sa découverte.

C’est alors que le roman débute. Et il est fort, il est bon. Un roman qui met le lecteur face à sa condition d’humain. Cet être venu d’ailleurs et qui n’a pas de nom voit toutes les imperfections de l’humanité. Il en a déjà beaucoup entendu parler, mais il ne pensait pas que les humains pouvaient être si laids, et si bêtes.
A tendance philosophique sur la vie, l’univers, et la loyauté, ce roman porte une réelle maturité au genre. Nous nous retrouvons dans le journal d’un extraterrestre qui ne nous aime pas. Qui est prêt à tout pour éliminer la connaissance mathématique et qui est bien plus évolué que nous.

Nous retrouvons dans ce roman, comme préciser plus haut, l’humour de Mendoza avec Sans nouvelles de Gurb. Mais nous retrouvons aussi les thèmes chers à Roland TOPOR et à Roman POLANSKI. Notamment dans le livre Le Locataire Chimérique où un homme, qui pense être manipulé, devient ce qu’il n’est pas malgré lui. Dans une ambiance d’angoisse, entre thriller et anticipation, on retrouve un monde très avancé au coeur même de notre monde contemporain.

 

Un coup de maître de la part de Matt HAIG !

 

Ouvrage disponible aux éditions hélium à partir du 20 Août 2014.