Le ciel nous appartient, Katherine RUNDELL

 » – Tu viens ? dit-il, la main tendue.
Sophie se rendit compte avec stupéfaction qu’il n’était même plus question de tergiverser. Peut-être parce qu’elle était éblouie par tant de beauté. Peut-être parce qu’on a tous besoin, de temps en temps, de se montrer téméraire, de faire quelque chose de stupide et d’inconsidéré.
 – Oui, dit-elle. Je viens. »

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Dés son plus jeune âge, alors qu’elle n’est encore qu’un nourrisson, Sophie est victime d’un naufrage. C’est Charles Maxim qui va la retrouver dans un étui à violoncelle, flottant sur les vagues. Il la ramène donc à Londres et décide de l’éduquer comme sa propre fille tout en ne lui cachant jamais la vérité.

Sophie va grandir à travers les livres et la philosophie de Charles. Elle n’ira pas à l’école mais apprendra avec son tuteur, elle saura lire et compter sans l’aide de professeurs. Charles décide de lui apprendre l’importance de la vie, et à travers sa philosophie nous retrouvons tous un peu de nous-même.

Un jour pourtant, les inspections sonnent à la porte pour voir si Charles est apte à s’occuper d’une jeune fille. Sophie a alors douze ans, et le verdict tombe.

Commence alors une course infernale sur les toits de Paris où Sophie cherche sa mère. Elle va rencontrer Matteo et sa bande, les danseurs du ciel, et alors rien ne pourra les arrêter. Pas même le gardien de l’enfer.

 

Le roman de Katherine RUNDELL font parti de ceux où la poésie imprègne le lecteur. Il fait parti de ces romans que nous aurions aimé écrire.
Tout y est. On retrouve une écriture menée avec brio pour garder le lecteur tout en lui rappelant la période à laquelle se déroule l’histoire (début XXe), mais nous avons aussi des images plein la tête, une réflexion poétique et philosophique rare et simple…

Sans oublier l’aspect vertigineux. On ne peut pas rester de marbre sur ces toits face à ces escalades. Un vertige nous prend et ne nous lâche plus, contradictoirement avec ce que nous ressentons pour ces personnages hors du commun.

Attention, les enfants ne sont pas que dans les rues. En lisant ce roman vous ne cesserez de lever les yeux pour voir s’il n’y a pa quelques danseurs qui saute de toits en toits…

 

Ouvrage disponible aux éditions Les Grandes Personnes à partir du 18 Septembre 2014. Traduit de l’Anglais par Emmanuelle GHEZ.

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À propos de Antoine

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