Oliver et les îles vagabondes, Philip REEVE et Sarah McINTYRE

« L »île continua à se déplacer pendant la nuit. Bercé par son mouvement régulier et par le ronflement de la mer, Oliver sommeilla paisiblement. Mais soudain, dans son rêve, il entendit un cri de douleur et se réveilla. Quelques étoiles luisaient encore dans le ciel gris pâle. Un vent d’Ouest bruissait à travers les herbes. »

oliver et les iles vagabondes

Oliver a des parents qui en feraient rêvé plus d’un : ce sont des aventuriers. Mais des vrais, hein, pas des adultes qui vont juste faire un tour à la campagne pendant deux-trois jours. Eux, ce qui leur plaît, c’est la découverte des îles, des nouvelles contrées encore inexplorées par l’Homme.
Et cette année, alors qu’ils se rendent dans leur maison de vacances sur la côte, ils ne vont pas être déçu !
D’étranges lopins de terre les intrigues au point qu’ils décident d’aller les explorer… Et Oliver choisit de rester tranquillement à la maison.
Puis, inquiet de voir la barque revenir sur le rivage seule, il va prendre la décision de partir à leur recherche. Seulement il y a un problème, et de taille. L’île qu’ils visaient a disparu.

Commence alors une aventure incroyable qui va vous emporter dans un monde de féerie où les îles ne sont autres que des géants, où les sirènes parcourent les océans, où les algues sont moqueuses… Et où une île sème la terreur.
Accompagnés d’un superbe oiseau un peu grincheux, d’Oliver et d’une sirène myope, vous allez partir pour un voyage à durée… Indéterminée.

« Des années d’exploration lui avaient enseigné qu’on ne résolvait pas un problème en s’en plaignant. Il fallait agir. C’est en agissant que ses parents l’avaient sauvé de l’attaque d’un ptérodactyle, et qu’ils s’étaient échappés du donjon de M’bumbi M’bumbi. »

Un texte remarquable qui m’a fait voyager, où l’aventure est vraiment de la partie et où la morale n’explose pas toutes les deux pages ! On se retrouve dans une forte histoire d’amitié entre quatre personnages bien trop seuls, on apprend avec eux la loi du Karma, même si elle n’est pas explicite, et on se fend bien la gueule.
On nous mène dans les fonds marins où seules quelques épaves peuvent avoir échouées, et nous voilà parti pour un concours de perruques qui a lieu tous les sept ans entre les îles vagabondes…

Une écriture fluide, un texte de Philip REEVE qui nous prend par la main et nous emméne nous balader, aéré des illustrations simples mais efficaces de Sarah McINTYRE. Puis cerise sur le gâteau, il y a dans chacune d’entres-elles un petit crabe superstar à retrouver…
Un livre touchant qui peut se lire dés sept ans, et qui donnera goût à la lecture même aux plus réticents !

 

Ouvrage disponible aux éditions du Seuil depuis Mai 2014. Traduit de l’anglais par Raphaële ESCHENBRENNER.

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À propos de Antoine

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