Archives mensuelles : avril 2014

Douze minutes avant minuit, Christopher EDGE

« Compte à rebours. Allumage. Décollage.
Une énorme fusée fend le ciel, emplissant la nuit de feu.
Saturne cinq. Apollo Onze. L’Aigle a atterri.
Un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité.
Collins. Aldrin. Armstrong.
Des empreintes de pas dans la poussière de lune – la bannière étoilée flotte sur une mer lunaire. »

9782081286597FS

 

Penny, jeune fille de treize ans, est propriétaire et auteur dans un magazine, le Frisson illustré. Elle signe ses nouvelles sous le nom de Montgomery FLINCH, auteur montant de la scène littéraire anglaise de la fin du XIXe siècle. En concurrence directe avec Arthur CONAN DOYLE ou même Rudyard KIPLING, la jeune fille qui créé un mystère autour du personnage de Montgomery va devoir redoubler d’imagination. C’est comme ça qu’elle engage un acteur qui jouera le rôle de FLINCH en lisant sur scène ses terribles histoires qui font frémir tout Londres.
Ensemble, alors que l’identité de la jeune Penelope est en péril, vont être appelé pour résoudre un mystère de taille : tous les soirs, douze minutes avant minuit, les fous d’un hôpital psychiatrique se lèvent pendant leur sommeil et écrivent frénétiquement des histoires sans queue ni tête. Les deux complices vont rapidement se rendre compte qu’il se trame sous cette folie quelque chose de bien plus profond : une manipulation fine et intelligente. Commence alors une course contre la mort où il faut être plus rapide que le venin des araignées les plus venimeuses d’Afrique.

 

On plonge littéralement dans ce roman aux allures noires dés la première page. Immergés dans ce complot et ce mystère on se retrouve piégé dans une toile épaisse dont il est difficile de se détacher. Les minutes s’écoulent, les fous ont des choses à dire, les auteurs se retrouvent perturbés et on ne sait plus où mettre de la tête. Dans cette époque pas si lointaine où la littérature et la presse ont leurs importances et surtout leurs responsabilités on avance à tâtons sans jamais s’ennuyer. Avec des personnages tous différents les uns des autres, avec leurs personnalités parfois grave, parfois comique, on s’imprègne de l’atmosphère du Londres qui vit à travers un conte.

Entre roman fantastique et roman policier, ce livre ne manquera pas de vous interroger et de vous bouleverser. Vos jambes frapperont frénétiquement le sol, vos mains trembleront, votre respiration s’arrêtera par à coups, mais vos yeux ne se fermeront pas avant la dernière page.

Régalez-vous !

 

Ouvrage disponible aux éditions Flammarion depuis Mai 2013. Traduit de l’anglais par Laurence KIEFE.

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Bacha posh, Charlotte ERLIH

« Le tollé est immédiat. Certains se récrient avec virulence, d’autres éclatent de rire, tous sont unanimes : il est impensable qu’une femme devienne leur entraîneur ! »

9782330018184FS

Bienvenu à Kaboul, le soleil Afghan brille et nous nous immergeons rapidement dans une équipe d’aviron sur-motivée. Farrukh les entraîne depuis quelques temps et une idée les taraudes : ils veulent participer aux jeux olympiques pour représenter leur drapeau. Seulement ils manquent de matériel et leur aviron se fait ancien… L’équipe de garçon, Farrukh en tête vont alors tout mettre à leur disposition pour trouver un navire qui fera l’affaire. Et ce navire arrive tout droit de France, avec Maude, qui décide de s’imposer et de devenir leur entraîneur malgré la frontière de la langue et le fait qu’elle ne soit pas accepter.
En parallèle nous suivons la vie de Farrukh. Vie ordinaire qu’il partage avec ses soeurs et ses parents. Il a appris le français et lis Romain GARY à son père tous les soirs.
Seulement Farrukh cache un lourd secret, et il pourrait tout foutre en l’air s’il était découvert.

 

C’est un roman fort, puissant, qui fait découvrir une civilisation et un mode de vie qu’on connait finalement peu. Entre les traditions afghanes et les esprits qui se révoltent on se retrouve badigeonné d’une culture sur le point de changer. Mais une personne a-t-elle le pouvoir de choisir sa vie et sa direction quand la religion dirige son monde ?

Avec une écriture puissante, des mots choisis, ciselés et intenses, le lecteur se retrouve dans la position inconfortable de celui qui regarde sans pouvoir agir. Qu’est-ce que les Bacha Posh ? Ce sont ces jeunes filles qui s’habillent en homme en attendant leur maturité pour pouvoir vivre un peu plus librement. Seulement cette liberté a ses limites, et quand elles sont dépassées, les conséquences sont lourdes.

L’auteur nous inclus dans des idéologies qui peuvent nous dépasser et qu’il est bon de découvrir. Elle nous documente tout en nous divertissant avec une fiction qui relève des plus grands romans jeunesse.

C’est un livre à ne pas louper. A ne pas oublier au fond d’un tiroir. C’est surtout un livre à partager, à faire lire, découvrir et dont il faut parler. On ne changera pas le monde. Le monde n’a peut-être pas envie ni besoin d’être changé. Mais il est toujours bon de découvrir, de savoir, et de continuer à se battre pour le droit des femmes.

 

Ouvrage disponible aux éditions Actes sud junior depuis Mars 2013.


14 – 14, Silène EDGAR et Paul BEORN

« La mère de Simone sera autant en danger à Craonne qu’ici. Et Jules aussi… et tous les autres ! Il sait qu’il ne peut pas faire déménager tout le monde en expliquant qu’un garçon du futur lui a parlé d’une guerre qui n’a pas encore eu lieu. »

9782362311192FS

Tout commence le premier de l’an 2014. Adrien, treize ans, qui ne suit pas particulièrement les traditions, va se voir obligé par sa mère à envoyer une lettre (entre autres) à son cousin qu’il ne connait pas très bien… Et qui est prétentieux.
Après avoir fait son courrier bien pinçant, le voilà qu’il doit marcher jusqu’à la boite aux lettres… Mais ce jour là, il se passe quelque chose de bien étrange. Une nouvelle boite aux lettres de la poste s’est montée juste en face de chez lui. Une aubaine ! Pas besoin de se peler les miches pendant 20 minutes pour quelques lettres !
Adrien va alors glisser sa lettre dans cette boite bleue qui est intrigante. Une boite bleue, vous vous imaginez ?

Pendant ce temps, début Janvier 1914, Hadrien qui est en famille va recevoir un courrier ! Chose extrêmement rare.

Commence alors une correspondance touchante et historique entre ces deux enfants qu’un siècle sépare.
Et c’est alors que nous nous apercevons des progrès que nous avons fait en 100 ans. Progrès technologiques, évidement, mais aussi sociaux. En 1914 on mourrait d’une maladie aujourd’hui soignée en quelques jours. On n’avait aucune aide de l’état pour guérir. Les médicaments étaient rare et peu fiables.
Mais il n’y avais pas non plus beaucoup de voitures. De télé, on n’en parle même pas, et alors facebook… Florilège !

Les deux jeunes gens mettent longtemps à se rendre compte de ce qui les sépare. En même temps, comment imaginer une chose pareille ?
Cependant quand Adrien se rend compte que son nouvel ami vit en 1914, il va tout faire pour le prévenir de la guerre qui se prépare.

 

« Les troisièmes, ils ne pourraient pas sortir avec des filles de troisième, hein ? C’est trop leur demander ? »

 

Entre peines de coeur, amitiés échouées, quelques anecdotes à l’école, des camarades pas toujours sympathiques mais quelques amis qui tiennent la route, sans oublier les familles aux caractères très personnels, évidement… ce livre est une pépite de bon sens. Il doit être lu par tous pour remettre quelques idées en place. Même s’il faut vivre avec son temps, il ne faut pas oublier le passé…

C’est un roman écrit à quatre mains, et on sent la patte de chaque auteur. J’imagine que chacun s’est approprié un des deux enfants et surtout une époque et qu’ils se sont renvoyés la balle à travers les lettres qui alimentent le roman. On retrouve deux personnages bien différents tellement l’écriture change. On s’immerge parfaitement dans une époque, ou dans l’autre. La transition n’est qu’un plaisir de plus à la lecture.
Voilà ce que j’appelle des auteurs de talents ! Ils savent s’adapter et semblent avoir préféré écrire à deux plutôt que de faire l’exercice qui devient vient périlleux quand on le fait seul.
De plus, tout est très clair. Jamais on ne confond Hadrien et Adrien. Pari risqué, mais rudement bien mené. Les personnages qui affluent autour semblent n’être qu’un songe qui fait avancer le roman de façon édulcorée. Mai chacun a son importance, son trait de caractère, et son écriture qui lui est propre. Le lecteur s’imprègne très rapidement de l’ambiance et peut s’identifier sans problème aux personnages.

Pour finir de façon brève, il me semble important de rappeler qu’il y a dans ce roman, quasiment à chaque fin de chapitre, des illustrations qui représentent une époque et alimentent le roman. Vous pourrez ainsi trouver par exemple une table alphabétique par noms d’auteurs dans un livre, la photo d’une devanture de pharmacie, la reproduction d’un timbre à 10 centimes Croix-Rouge ou bien même une affiche de règlement intérieur d’école de 1914.

En lisant 14 – 14 vous rirez, vous pleurerez, et surtout, vous réfléchirez. Et ce n’est pas parce que vous le trouverez en rayon jeunesse qu’il ne faut pas y mettre le nez dedans…

 

Ouvrage disponible aux éditions Castelmore depuis Avril 2014.


Une putain de catastrophe, David CARKEET

« Quelques minutes plus tard, alors qu’ils s’étaient embarqués pour la Crète, l’Anglais demanda à Zorba s’il était marié, et Zorba répondit en gros qu’il était un gomme, donc qu’il était stupide, et donc qu’il avait été marié. Dan et Cook ricanèrent. Zorba ajouta qu’il avait une femme, des enfants et une maison, décrivant la situation comme <<une putain de catastrophe>>. »

 

une putain de catastrophe

Pour notre plus grand plaisir, cette nouvelle aventure de David CARKEET nous replonge dans l’esprit loufoque de Cook, linguiste professionnel.
Il a été forcé de quittéerWabash, l’institution dans laquelle il travaillait dans « Le Linguiste était presque parfait » suite à la fermeture de l’entreprise. Il a aussi arrêté l’alcool et Paula l’a quitté.

Autant vous dire que nous retrouvons un Cook tout à fait nouveau mais qui n’en manque toujours pas une pour nous faire rire !

Le roman commence : Jérémy Cook est sur une nouvelle affaire. Il a vaguement entendu parler d’un type, Roy, qui chercherait des linguistes. Quelle aubaine ! Il décroche un entretiens d’embauche qui n’est pas commun… Pour un boulot qu’il ne connait pas, et surtout ne comprend pas.

Le voilà lancé dans l’aventure extraordinaire de réconcilier des couples en bernes… Par la linguistique !

Cook se rend alors dans une famille aux abords banale. Le couple, Dan et Beth, est marié depuis quelques années et ont un enfant. Alors que leur relation bat de l’aile, ils se voient demander les services de Roy qui leur envoie Jérémy pour vire quelques temps avec eux tout en les observant.

On entre alors dans une histoire aux allures loufoques, comme les anglais savent si bien les faire. A mi-chemin entre l’absurdité de Tom SHARPE et la tension cynique de Nick HORNBY, on retrouve un David CARKEET qui nous fait trembler d’impatience et de questionnements.

Jérémy COOK va vivre quelques jours incroyable en compagnie de ce couple qui, comme tout le monde le sait, porte L’HORREUR en lui.
Quelle est cette horreur ? C’est la mission de Jérémy que de la déceler et nous en faire le portrait.

 

C’est avec des situations rocambolesques et touchantes que David CARKEET nous montre l’intimité d’un couple banal. On peut tous se reconnaître dans Dan et Beth. On a tous des prises de bec insensées qu’on regrette instantanément. David CARKEET nous peint une société de consommation où rien ne semble plaire à ses protagonistes. Ensemble ils s’enlisent dans un micmac fou d’où on semble ne pouvoir sortir que par un divorce.

Une fois de plus, Jérémy COOK nous montre l’importance de la linguistique, et même si l’étymologie lui sort par les yeux, ni elle ne coupe le roman, ni elle l’alourdit. Tout n’est que douceur, calme et volupté dans un monde à la frontière d’une folie chronique.

 

Je vous propose donc, avec ce bouquin, de vous mettre face à un miroir et de vous épiez. Mais je vous propose aussi de rire, de vous amusez, et d’entrer dans l’univers bien anglais d’un auteur bien américain. Je vous propose un voyage à la frontière du risible, pour quelques heures de pur bonheur.

Une fois de plus, David CARKEET ne nous déçoit pas et écrit un livre tout à fait d’actualité… Même s’il est paru pour la première fois dans les années 1990 en Amérique.

Pour ceux qui n’ont pas aimé le linguiste, celui-ci paraîtra plus achevé. Pour les autres aussi, mais ils ne manqueront pas de voir quelques clins d’œils qui les replongeront dans un abîme de douceur.

« Oh quelle salope ! Oh ! Oh ! Oh ! Quelle saloperie de salope ! Tu as eu ce que tu voulais, Dan. Tu l’as eu, mon vieux. […] Ouais, mon pote. Elle est toute à toi. T’as décrocher le gros lot, mon gars. T’as eu ce que tu voulais. Salope au petit déjeuner, salope au déjeuner, salope au dîner. Waouh. Qu’est-ce que c’est ? La porte d’entrée ? Ouais. Elle se barre, maintenant. Regarde bien, le monde. Voici la salope qui apparaît. Où va-t-elle ? Qui le sait ? A l’école des salopes, peut-être. Regardez-la saloper sur le trottoir ! Que les oiseaux du quartier lui chient dessus, je vous en prie. Voiture, écrasez-la. Terre, avale-la. Oh ! Oh ! Oh !

 

Pour ce personnage que la littérature pourrait qualifier d’idiot, vous ressentirez une forte compassion. Dostoïevski savait bien que l’Idiot ne l’était qu’à travers le regard des autres…

Mais vous trouverez aussi bien d’autres références. Je n’ai pu, par exemple, m’empêcher de penser à En attendant Godot de Beckett, notamment dans le rôle de la belle famille de Dan. On est dans l’attente perpétuelle de quelque chose qui semble ne jamais arriver.

Mais il ne faut jamais dire jamais.

Tous les moyens sont bons pour sauver un couple, mais inviter Jérémy COOK chez soi est-ce la meilleure des solutions ?

En lisant ce roman, le titre prend toute sa signification. La vie aussi.

 

Il s’agit sans doute, paradoxalement, de la plus belle histoire d’amour qu’il m’ait été donné de lire.

 

Soulignons, avant de terminer, la magnifique couverture une fois encore proposée par Simon ROUSSIN.

Ouvrage disponible à partir du 6 Mai 2014 aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie CHABIN.


Les impliqués, Zygmunt MILOSZEWSKI

 » – C’est du théâtre ? demanda-t-il (Szacki). Est-ce qu’ils ont reçu des scripts au préalable leur disant comment se comporter ?
Rudzki fit non de la tête.
– Et ce n’est pas tout. Ils ne savent presque rien à propos de la vie d’Henryk Telak […] Rien. Vous voyez, en fin de compte, cette thérapie est extrêmement simple, surtout si on la compare à la psychanalyse classique, qui d’après moi se révèle souvent parfaitement inefficace. »

les impliqués

 

Alors qu’il assiste à un séminaire thérapeutique de groupe un peu particulier, Henryk Telak est retrouvé mort prés d’une crypte.
C’est alors le procureur Szacki qui va prendre l’enquête en main, et celle-ci va lui donner bien du fil à retordre.
Le procureur est persuadé que c’est l’un des autres patients de la thérapie qui, après un jeu de rôle, a assassiné Henryk Telak avec la broche qui lui traverse la tête par le globe oculaire. Encore reste-t-il à le prouver.
De piste en piste, Szacki n’avance pas d’un poil dans son enquête. Mais peut-être ne cherchait-il pas du bon côté ?
Et si ce meurtre d’apparence banale remontait en fait bien plus loin, dans l’Histoire même de la Pologne ? Et si le communisme continuait de sévir dans la vie privée des gens ?

Szacki va être confronté à une rude enquête qu’il va cependant assouplir un peu grâce à la belle Monika qui hante son esprit… Et devient bien rapidement plus qu’une simple collègue.

 

C’est un roman noir mené avec brio jusqu’au bout. Le lecteur ne se perd jamais mais peut cependant se distraire facilement de cette enquête qui n’avance pas.
Nous nous retrouvons confronté aux états d’âme de ce pauvre procureur qui n’arrive plus à réfléchir.
L’écriture n’a rien de transcendant, mais le roman marche. On se retrouve plongé dans une histoire qu’il est difficile de quitté. Une fois immergé dans l’esprit de Szacki on finit par ne plus pouvoir en sortir…

Le talent scénaristique se fait ressentir cependant un peu tardivement puisque j’ai failli abandonner avant la 70e page. C’aurait cependant été une erreur, et je le sentais bien, puisque l’enquête me hantait.

C’est, en outre, un bon roman policier qui vous prend aux tripes par moments et a tendance à ennuyer un peu à d’autres. Malgré ces quelques lenteurs, la déclaration finale est un feu d’artifice. Attention aux surprises, vous risquez d’avoir quelques séquelles !

 

Roman disponible chez Mirobole éditions depuis Octobre 2013. Traduit du Polonais par Kamil BARBARSKI.


A l’étranger, Jürg SCHUBIGER (texte) et Albertine GROS (illustrations)

 » <<Que cherchez-vous ?>> cria un paysan appuyé sur sa bêche.
Il parlait une langue qui semblait étrange, comme si elle sortait d’une énorme bouche avec des dents sans relief.
– L’étranger, dit l’homme.
– Le quoi ?
– Oui, l’étranger. »

a l'etranger

Un homme erre dans les campagnes paysannes. Il semble avoir entendu parler de l’étranger, mais il ne parvient pas à mettre la main dessus. Il se sait pas comment se le représenter et finit même par se demander s’il la vu ou non.

C’est l’histoire d’une errance magique entre un homme et a conscience. Il se retrouve confronté à deux paysans qui n’ont pas l’air de savoir eux-même où se trouve l’étranger. Est-il derrière la clôture ? Ou alors bien plus loin ? Ce qui est sûr, c’est qu’il faut marcher toujours tout droit pour le rencontrer.
L’errance est accompagnée de magnifiques illustrations en noir et blanc qui sont entre l’humour caricatural et l’émotion solitaire du personnage.
L’illustration joue avec le texte à merveille, à l’image des calligrammes. Chacun a sa place mais accueil l’autre avec une beauté sans pareille.

On se retrouve finalement immergé dans une poésie sans frontière à la chute attendue mais néanmoins surprenante.
C’est un livre qui s’adresse aux jeunes lecteurs, dés le CP, et que tout le monde devrait lire. Ça ne prend pas longtemps, ça remet les idées en place, et c’est terriblement efficace.

Et si l’étranger n’existait pas ?

 

Ouvrage disponible aux éditions La joie de lire depuis Novembre 2001.