Les rues de Santiago, Boris QUERCIA

« Mon père, je vais le voir au moins une fois par an. Depuis sa tombe, on voit un petit bout de mer, entre les bâtiments. Je reste là un moment, à réfléchir. La sépulture est toujours bien entretenue. Je n’ai jamais osé demander à ma mère si c’est elle qui vient, vu que c’est peut-être une autre femme que le vieux fréquentait. En tout cas, je ne lui en ai connu aucune autre, juste ma mère. »

quercia

Santiago est un de ces flics qui n’est pas comme les autres flics. On peut l’appeler flic, ça ne le dérange pas. Tant qu’on ne dit pas keuf ou poulet… lui il s’en fout.
Ce matin là, alors qu’il fait un froid à glacer le sang et qu’il s’apprête à arrêter une bande de délinquants, il se rend compte qu’il ne veut plus tirer. Il est là, sous une caisse, à attendre leur arriver pour leur tirer dans la jambe. Mais il en a marre. Il ne veut plus tirer. Ni tuer d’ailleurs. Il veut simplement que les choses se passent bien.
Seulement cette petite bande est plutôt novice dans le monde délinquant. Et comme tout le monde le sait, un novice est plus dangereux et moins prévisible qu’un professionnelle de la violence. Le coup va alors partir. Santiago va errer dans les rues après avoir rempli un tas de paperasse. Il va réfléchir sur son sort. C’est à ce moment là qu’il croise la route d’Ema, une jeune femme splendide qui lui fait tellement d’effets qu’il va la suivre. Commence alors une série de vérités sur son passé qu’il pensait pourtant enfoui bien loin.

Santiago est un de ces héros qui nous est sympathiques et familier. Il méne sa petite vie entre sa copine, avec qui il n’est pas en couple mais avec qui il couche et vit presque le parfait idylle, et son boulot plus ou moins routinier suivant les jours.
Il ne se sent pas prêt à s’engager, et moins encore lorsqu’il voit Ema, et qu’il est prêt à tout pour la rencontrer.
Le lecteur se voit alors dans la position délicate du confident. Boris QUERCIA sait nous mettre des musique en tête. Il sait nous amadouer et rendre son personnage attachant. Santiago est-il réellement celui que l’on croit ?

Promenez-vous dans les rues de Santiago. Protégez-vous des coups de feu, courrez face au danger. Gardez vos impressions pour vous, couchez avec qui vous voulez. Ou pouvez. Prenez un peu de coke en fumant une clope, buvant un whisky et en matant des putes se trémousser.
Entrez dans la peau de Santiago, le flic pas comme les autres.

L’écriture envoûtante de l’auteur accélérera vote rythme cardiaque. Prenez vous au jeu, et Boris QUERCIA saura vous faire rêver au milieu de l’asphalte qui transpire sous le crissement des pneus.
Le rythme, l’intrigue, la musique espagnole et l’humour noir vous empêcheront de fermer ce livre une fois commencé. Alors prévoyez votre soirée.

Ouvrage disponible aux éditions Asphalte à partir du 6 Mars 2014. Traduit de l’espagnol (Chili) par Baptiste CHARDON.

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À propos de Antoine

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