Zoom sur… La collection Court-Métrage, éditions Oskar

Découvrez ici une collection pour ados qui s’épanouie chez Oskar.

Court-Métrage, ce sont de petits romans d’une quarantaine de pages sur des sujets qui font l’actualité ou qui sont très fort dans l’émotion. Ce sont des petits textes coups de poings qui marquent les esprits et ne manquent pas de porter à la réflexion.

Pour vous présenter cette collection je vais vous parler de quelques publications, et on commence tout de suite avec…

 

Mariez-vous, Alain GERMAIN

 

mariez-vous

Mariez-vous est un texte épistolaire. Un enfant écrit à son père pour lui parler de son homosexualité. Trop longtemps que les choses sont cachées, que les choses ne sont pas dites. Il est temps de faire le point. Pas par texto, ni par mail, mais bien par la tendresse de l’écriture. Ce geste à la fois intime et profond qui a une réelle signification. A commencer par la durée dans le temps. Le papier ne s’efface pas, il ne s’évapore pas. Au pire brûle-t-il, mais ce sera en tout état de conscience.

L’auteur nous invite donc dans l’intimité d’un enfant de seize ans très amoureux, qui parle à son père et à son ami avec une tendresse incroyable.

Avec une écriture qui ne tombe pas dans le mélodramatique et qui fait abstraction du pathos, l’auteur nous propose une immersion dans une de ces familles qui ont été pointées du doigt il y a encore peu parce qu’ils demandaient l’égalité face à leurs droits.

De plus, l’intelligente idée de mettre en fin de livre tout l’article sur les droits homosexuels ajoute de la consistance au livre et donne à l’auteur un sérieux certain.

 

Les Paul-Cézanne du 9-3, Rolande CAUSSE

 

paul cezanne

Un jeune de banlieue nous écrit son expérience très personnelle qui a duré le temps d’un été. Il s’est retrouvé face à la méditerranée, dans un camp absolument génial pour un entraînement intensif de foot.

Un jour, alors que la pluie tombait à sceau, il s’est réfugié avec ses amis chez un habitant; René Blachet. Le vieil homme leur parlait de la guerre passée, mais aussi de peinture et notamment de Paul Cézanne, éveillant la curiosité des jeunes. Le vieux René avait chez lui un original de Cézanne qu’il a décidé de leur montrer.

Le camp bat son plein entre sorties nocturnes pour aller voir les filles de la banlieue voisine et mystères que propose René Blachet. Les monos ne sont pas au bout de leurs peines. Arriveront-ils d’ailleurs à survivre à ce camp ?

Une écriture poignante qui penche plus du côté artistique de Paul Cézanne que du côté parlé de la banlieue et du sport. Il n’y a rien de choquant dans l’envie de ces jeunes à découvrir le monde qu’ils ne connaissent pas. Ce livre montre parfaitement que lorsqu’on sait raconter une histoire ou s’y intéresser, on peut intéresser n’importe qui. Cela traduit bien l’effet du « j’aime pas lire » qui vient souvent du fait de ne pas être tombé sur le bon livre. Il suffit d’une phrase pour changer un homme, et si celle-ci était « Aimez-vous la peinture ? » ?

 

Depuis qu’on a déménagé, Ingrid THOBOIS

 

depuis qu'on a demenager

Une jeune fille ne reconnait plus ses parents, en particulier sa mère, depuis leur déménagement. On va très vite apprendre les raisons de ce départ.

La relations entre les parents va se dégrader doucement, la mère va s’enfermer dans une bulle nostalgique et mélancolique dont il sera difficile de l’extraire.

Le père sera perdu, ne saura plus que faire ni que dire. La jeune fille ne comprend pas ce qui se passe et en veut terriblement à sa sœur. Celle qui est morte.

On entre alors dans les pires pensées humaines qu’il soit possible d’imaginer. Parfois si proche de la réalité, et pourtant si loin des pensées réelles. Jusqu’où peut mener la peine ? Jusqu’à quel point pouvons-nous nous extraire de la réalité pour ne plus penser ?

Retrouvez ici l’errance solitaire d’une jeune fille d’une dizaine d’année qui, malgré tout ce qui lui arrive, souhaite garder son optimisme initial.

 

Fukushima (mon père n’est pas un héros), Christophe LEON

 

fukush

Un jeune garçon de quatorze ans écrit au président de la TEPCO, la compagnie qui gérait la centrale nucléaire de Fukushima où travaillait son père, un an après la catastrophe du 11 Mars 2011.

Avec un poignant récit l’auteur nous propose un conte philosophique qui ne veut ni écologique ni moraliste. Il n’y a aucun réel jugement porté sur le thème de la centrale nucléaire. Il s’agit simplement d’un constat d’un enfant dont la peur panique de perdre son perdre pendant quelques semaines.

La TEPCO disait aux travailleurs qu’ils étaient des héros qui sauvaient le monde. Mais jusqu’où devons-nous être héros ? Et un héros a-t-il le droit d’avoir une famille ?

Un roman qui ne manquera pas de vous toucher en plein cœur, de vous faire vous rendre compte que la vie ne tient parfois qu’à un fil et qu’il ne tient qu’à nous de le couper, ou au contraire, de le renforcer. Jusqu’où iriez-vous pour votre pays ?

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À propos de Antoine

Libraire dans l’Isère. Voir tous les articles par Antoine

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