Le Lac des Cygnes, Elodie FONDACCI et Régis LEJONC

« Là où autrefois il y avait eu un florissant royaume,

il n’y eu plus désormais qu’un grand lac immobile et silencieux

entouré de roseaux, que l’on appela le lac des Cygnes. »

 

CYGNES

 

On connait maintenant presque tous l’histoire du lac des Cygnes. Pour ce conte célèbre et célébré au cinéma, mais aussi sur scène, les adaptations ne manquent pas !

Et c’est ici une adaptation de Elodie FONDACCI, illustrée par Régis LEJONC sur fond musical de Tchaïkovski que je vous propose.

 

Rappelons l’histoire du lac des Cygnes : Une jeune princesse refuse de se marier avec un homme qui la fait pâlir de terreur. Celui-ci s’avère être un sorcier et va la condamner à devenir un cygne la journée pour redevenir humaine à la nuit tombée. La tristesse de ses parents et leurs larmes vont faire monter l’eau du lac jusqu’à engloutir tout leur royaume.

Quelques années après, une reine cherche une femme pour son jeune fils, prince qui manque un peu de plomb dans la cervelle. Il va évidement tombé sur ce lac qui cache bien des mystères, et s’il découvre la princesse, il apprendra bien vite que le sorcier et sa jalousie ne sont jamais bien loin et il ne manque pas de stratagèmes…

 

Ici, l’adaptation est bonne. Elle est simple, concise, et raconte le texte de façon claire et complète. La musique qui l’accompagne est évidement magnifique. Ces airs classiques qui changent selon les personnages, les scènes, et bien sûr les émotions sont les bienvenus pour donner un peu de ton à la voix qui, pour sa part, manque un peu de dynamisme et de naturel.

J’ai pour ma part mis un certain temps avant d’entrer dans le texte à cause de la voix qui parfois semble nous chuchoter quelque chose à l’oreille, parfois s’emballe sans vraiment de raisons, et parfois a des intonations caucasses. Et il est, vous l’imaginez, difficile de faire abstraction malgré la lecture du texte en parallèle.

Les illustrations sont classiques mais à saluer parce que Régis LEJONC a, selon moi, réussit a attraper la scène à chaque fois la plus parlante et la mettre en image. Même s’il manque la princesse Russe sur l’illustration de l’arrivée des princesses. au château du prince.

Colorées sans être dans l’excès et sombre quand il le faut, l’illustrateur a su se retrouver dans cette adaptation. Son coup de crayon pour dessiner l’expression des visages est à faire froid dans le dos, notamment sur la page de transformation des cygnes.

 

Pour résumer ? Je dirais simplement que l’idée est bonne, le texte est chouette, mais il manque vraiment d’attractivité et d’échanges lorsqu’il est lu.

De plus, j’aurais aimé qu’il y ait un côté un peu plus documenté à la fin ou au début du livre, avec pourquoi pas quelques partitions, ou photographies de représentations passées. Le livre paraît ici fermé sur lui-même et seul à vivre son expérience, ce qui le rend un peu froid et peu ludique.

 

Ouvrage disponible aux éditions Gautier Languereau depuis Octobre 2012.

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À propos de Antoine

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