Le coup de kif, Gwladys CONSTANT

Il s’appelle Lucas, il débarque au lycée et chamboule la vie d’une jeune fille en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

 

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Karel mène une vie commune. Elle est en terminale, s’apprête à passer son bac mais attend le dernier moment pour réviser. Elle sait pas trop ce qu’elle veut faire de son avenir, et pour le moment tout ce qui l’intéresse ce sont ses copines et la mode.

Pourtant, le jour où Lucas entre en scène, la jeune fille se métamorphose pour attirer son attention. Il est beau, il est grand et on l’imagine ténébreux. Il lit beaucoup et boit des cafés. Il est un peu un stéréotype de parfait lycéen hors cadre.

La jeune Karel va suivre plus ou moins bien les conseils de ses amis Abdoulaye, Mélanie et Juliette. Entre celle qui dit qu’il faut foncer et celui qui dit qu’il faut prendre son temps et connaître la personne, Karel se voit face à des choix cornéliens. Pour sa part elle va commencer par lire Aragon, ou même Stendhal dans l’espoir de pouvoir en parler avec Lucas qui semble les apprécier. Elle va même lui faire lire un Machiavel.

Mais jusqu’où sera capable d’aller cette jeune fille pour un regard du beau Lucas ?

 

Un roman poignant de réalisme qui s’articule autour de la littérature et de la philosophie où rien n’est dû au hasard. Du thème littéraire choisi par l’auteur pour exprimer des émotions aux sujets de philosophie qui résument un état d’esprit, on est transporté dans un monde lycéen où une jeune fille bien loin de tout intérêt pour l’art culturel se retrouve immergé dans quelques classiques. Et évidement, autour d’elle, tout se chamboule. De la relation avec ses amies à la relation avec sa mère qui n’en revient pas des insomnies littéraires de sa fille.

Alors faut-il vouloir attirer l’attention pour enfin se mettre à la littérature ?

 

Un roman court et incisif qui ne manque pas de faire parfois sourire, où même nous exaspérer… Je cite (à peu près) : « Je suis partie en voie littéraire par défaut. J’étais trop nulle pour aller en S ou ES ».

A une époque où la voie littéraire est justement une voie de garage pour beaucoup, une critique de cette pensée aurait été la bienvenue de la part de Mme CONSTANT. Après tout, il existe aussi des jeunes qui aiment passionnément cette voie là et ne veulent pas se retrouver sur les bancs de la fac de droit ou en médecine, et c’est plutôt bien de le rappeler.

 

Ouvrage disponible aux éditions Oskar dans la collection La vie depuis Mai 2013.

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À propos de Antoine

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