Les exploits d’Engelbrecht, Maurice RICHARDSON

Quand je pense que la France a failli passer à côté de ce texte merveilleux…

engel

Alors, par où commencer ?

Allez, je vous présente dés maintenant Engelbrecht. C’est un nain qui vit dans un monde surréaliste et participes aux jeux sportifs surréalistes.

Ces quelques textes sont d’abord parut dans le journal Liliput à Londres. A quoi peut-on comparer ce journal ? C’est triste, mais à aucun. C’est un magazine mensuel qui est sur le ton de l’humour, pour faire simple.

Engelbrecht, accompagné de son acolyte  va combattre sur un ring une horloge. Ils vont aussi croiser les mondes hippiques, une chasse aux sorcières, une chasse à l’homme, des représentations théâtrales farfelues…

Personne ne croit jamais en sa réussite. Les paris vont bon train, mais jamais personne ne mise sur lui. Il est manipulé par l’auteur, il est traité comme un pourri, comme une bête de foire, et finalement de façons toujours rocambolesques il va réussir ses missions et frôlera la mort sans y accéder.

Je pourrais vous parler de ce livre pendant des heures. J’aimerais vous en parler pendant des heures. Mais je ne sais pa quoi en dire pour ne pas le trahir, pour ne pas le rendre moins bon qu’il n’est.

Pour faire simple et vous donner l’eau à la bouche, imaginez un nain boxeur qui combat des horloges, qui participe à des jeux de golf très peu ordinaires, qui participe aussi à des concours de criquet pas moins bizarres… Si ça ça ne vous met pas l’eau à la bouche !

Pour couronner le tout notre héros va rencontrer de grandes personnalités dans ses jeux surréalistes, comme par exemple Marx, Engels, ou même et surtout Salvador Dali. Tous vont jouer ensemble au rugby, et devinez qui fera office de ballon ?

Allez, régalez-vous bien !

« En dépit de notre apparent détachement du monde du quotidien, il est des signes avant-coureurs par lesquels nous autres, membres du Club des Sportsmen surréalistes, manquons rarement d’identifier l’arrivée du printemps.

Parmi ces présages, on recense des phénomènes naturels tel que le bourgeonnement de l’upas à la boutonnière de notre secrétaire, la prolifération de doigt du diable dans le bocal d’anguilles électriques de notre maître-queux, ainsi que l’apparition d’épines de cactus à la frange de ce vaste désert d’éternité que l’on appelle, avec un certain optimisme, le tapis du fumoir. Ces épines sont semées avec régularité par le doyen du Club, un incorrigible sentimental, l’un des plus ardents masochistes de toute l’histoire de l’hyménée. »

 

Retrouvez une superbe introduction de James Cawthorn et une excellente postface de Michael Moorcock !

Ouvrage disponible aux éditions passage du Nord-Ouest depuis Mars 2013.

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À propos de Antoine

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