Black Out, Brian SELZNICK

Comme toutes les années, le prix Sorcière a été remis. Le lauréat du roman junior cette année est cet ouvrage.

Qu’est-ce que le prix Sorcière ? Et bien c’est un prix littéraire qui décerne depuis 1986, et ce chaque année, une distinction a un ouvrage documentaire jeunesse, une première lecture, un roman jeune, un roman ado, un album et un livre pour les « tout petits ».

Ces prix sont décernés par l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse lors du salon du livre jeunesse de Villeurbanne.

9782747039161FS

Enfin bref, revenons à notre phénomène, au livre qu’il faut avoir lu, regardé, goûté et dévoré.

Black Out. C’est une histoire croisée. Celle de Ben, sourd d’une oreille, et celle de Rose. Tous deux vivent avec cinquante ans d’écarts et pourtant ils se retrouvent dans les mêmes lieux, sur les mêmes traces. On attend impatiemment qu’ils finissent par se rencontrer.

Ben a perdu sa mère lors d’un accident de voiture. Il vit depuis chez sa tante, avec son cousin.

Il n’a jamais connu son père, mais commence a creuser les recherches lorsqu’il tombe soudainement sur des papiers qui pourraient le mettre sur sa voie après la mort de sa mère. C’est en voulant lui téléphoner lors d’un terrible orage que Ben perdra l’ouïe de sa seconde oreille.

Complétement sourd, le voilà parti dans les rues de New York, dans les pièces secrètes d’un musée qui cache bien plus de mystères qu’on ne le pense…

Parallèlement, Rose n’apparait qu’en image. Elle est partie intégrante du roman graphique et aucune parole ne lui est donnée. Elle ressemble a un vieux film en noir et blanc. Un film muet. Un film muet parce que l’auteur nous apprend à la fin que l’idée d’un tel livre lui est venue suite à un reportage sur la surdité qui parlait de la transition du film muet au film parolier dans les cinémas.

Ce roman graphique a double héros est donc un très beau texte, écrit avec beaucoup de poésie, de tendresse et de réalités.

Les illustrations partent souvent d’un point macroscopique pour aller vers un point microscopique, un peu à l’idée de Marc Antoine MATTHIEU dans 3″.  Parfois c’est cependant l’inverse qui est observé.

C’est un roman à lire, pas seulement pour le côté très philanthrope qui en ressort, mais aussi pour le plaisir de goûter à une belle langue dans de beaux dessins. Un mariage explosif et doux à la fois !

 

Retrouvez cet ouvrage aux éditions Bayard depuis Mars 2012.

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À propos de Antoine

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