Leandro Avalos BLACHA dans la ligne de mire

Leandro Avalos BLACHA est un auteur Argentin. Avec des influences diverses il retranscrit des ambiances à la Pulp Fiction à merveille !

La présentation commence avec son dernier ouvrage …

 

Côté cour

 

Un subtil mélange de science-fiction, d’anticipation et de réalité. L’Argentine nous propose ici un roman qui fait peur, qui fait mal et qui fait réfléchir.

cote cour

Côté cour c’est quelques petites nouvelles, si on pet appeler cela ainsi, qui se coupent les unes les autres et se complétent.

Imaginez un monde dirigé par un opérateur téléphonique. On l’appelle ici Phonemark. Mais attention, ils ne sont pas commode.

On propose aux habitants d’une petite bourgade de garder chez eux quelques prisonniers contre une somme alléchante. Evidement, nous allons en suivre quelques uns. Mais les habitants sont pleins d’amertumes et de sadisme  On retrouve ainsi un prisonnier qui arrivera a devenir l’amant de notre héroïne, une famille qui organise des combats clandestins entre les prisonniers et des animaux sauvages ou dressés pour tuer, un savant un peu fou qui réduit des têtes pour les offrir à des enragées qui s’accumulent dans sa cage… Et une poupée perdue sur un toit qui fait office de déchéterie va prendre vie miraculeusement grâce à un faisceau lumineux envoyé par Phonemark.

Terrible entreprise que celle-ci, comme vous l’aurez compris. Et tout le monde la craint. On organise des assemblées discrète pour gagner un peu plus d’argent face à des spectacles cruels, ou, à l’inverse, magnifiques.

Le roman s’articule autour d’un axe monétaire qui fait tourner le monde. Le petit quartier est chamboulé par des grands-mères qui tirent à la carabine, et le lecteur est à moitié perplexe et à moitié perdu dans cet univers plus qu’inhabituel.

C’est une découverte pour moi que cette poésie argentine, une belle découverte. L’auteur a déjà écrit un roman qui met en scène un zombie punk qui cherche à bouffer des gens et boire de la bière. Ca fera sûrement parti de mes prochaines lectures.

L’auteur nous propose en fin de livre une bande son pour accompagner la lecture avec des artistes comme Portishead, Patti Smith, Queen, ou encore Paul Mc Cartney. Ca vous donne une idée de l’univers dans lequel vous vous apprêtez à pénétrer.

En attendant, j’espère avoir alléché votre curiosité. Quelques passages sont un peu trash et dérangent réellement le lecteur. Mais c’est ce qui fait la loi de la nature humaine. Allons au bout de l’horreur pour bander.

 

 

Allez, on continue maintenant avec son premier roman. Pourquoi ne pas prendre les ouvrages dans l’ordre ? Parce que je ne les ais pas lu dans l’ordre !

 

Donc son premier ouvrage s’appelle…

 

Berazachussetts

Le roman commence avec quatre femmes qui se promènent tranquillement dans la nature jusqu’à ce qu’elles aperçoivent sur le bas côté une autre femme, nue, endormie et sale. C’est alors qu’on comprend qu’on arrive dans un roman pas comme les autres…

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Nos héroïnes commencent par se demander si ce ne serait pas « encore » un viol ? Ou alors encore une femme de la rue qui n’a pas un rond ?

Elles sont bien loin de la réalité puisqu’il s’agit en réalité d’une zombie…

Et alors c’est parti, sans le savoir, les femmes vont accueillir chez elles la zombie avec qui elles vont apprendre à partager leur vies. Mais tout n’est pas simple quand on cohabite entre femmes. Surtout quand on a toutes tué nos maris pour toucher de l’argent et que ce qu’on pense être des fantômes sont des revenants.

Puis pour couronner le tout, Trash, notre zombie, est affamée de chaire fraiche, écoute du punk à tue-tête et cherche de la bière à longueur de journée.

En parallèle  la ville est gouvernée par une jeune paralysée. Elle a entendu les secrets de toutes les familles et est prête à les répétés pour son bien personnel.

Et n’oublions pas aussi la critique sociale des riches. Le but de certains habitants étant de reproduire la révolution Française. Ils veulent piller les riches qui ne savent plus quoi faire de leur argent et dont les enfants se font un malin plaisir à faire violer les femmes par des pauvres bougres qui n’ont pas vraiment le choix… Et ils filment le tout.

Non mais sérieux. Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de notre auteur ?

J’ai trouvé ce roman un peu plus long, je m’attendais à ce qu’il y ait plus de scène trash je pense. Cependant le bouquet final est absolument sublime et vaut le coup d’être lu.

L’écriture est toujours aussi incisive et on n’en décroche pas malgré tout. C’est un roman puissant tant dans la parole que dans la symbolique, surtout quand on sait que l’auteur se serait inspiré librement d’une ville Argentine dans laquelle la drogue tourne à foison…

Un soupçon de réalité qui fait peur pour pimenter votre lecture !

Retrouvez encore et toujours une playlist à la fin de l’ouvrage ! Merci Asphalte !

Bonne découverte !

Bibliographie :

Côté cour (Asphalte, Mai 2013)

Berazachussetts (Asphalte, Novembre 2011)

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À propos de Antoine

Libraire dans l’Isère. Voir tous les articles par Antoine

4 responses to “Leandro Avalos BLACHA dans la ligne de mire

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