Road tripes, Sebastien GENDRON

Oserez-vous suivre Carell, malgré son goût prononcé pour Johnny HALLIDAY ?

 

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Vincent est un type comme les autres. Il atteint la quarantaine, il joue du piano et a fait des études pour succéder à son père, en tant que dentiste.

Pourtant voilà, sa femme le quitte, et elle prend sa  fille. C’est alors que les emmerdes commencent.

 

Plein de bonnes volontés, Vincent qui n’avait plus de boulot depuis quelques temps, va trouver un petit job pour trier et distribuer les prospectus. Même si c’est mal payé, même s’il a les doigts qui saignent, ça lui fait un salaire.

Alors qu’il entame son troisième jour, écouteur sur les oreilles, il va rencontrer Carell. Carell est un gars a qui on ne peut pas vraiment donner d’âge. Il est simple d’esprit et semble représenter le beauf’ par excellence. Ensemble ils vont parcourir 4 000 km, de Bordeaux à Montélimar dans les flammes de l’enfer et la joie de l’amitié !

Tous les modéles de voitures y passent, le roman se dégrade petit à petit, ils vont avoir à faire à la police, à une secte, à une vieille cochonne… Bref, ils ne sont pas au bout de leurs aventure !

 

C’est un roman absolument palpitant. Sebastien GENDRON m’éblouit une fois de plus avec ce petit road tripes Français aux allures américaines.

On retrouve à la fin une playlist qui vaut le détour ! Attention, tout n’est pas bon à prendre !

Et si c’était un livre pour le cinéma ? Et bien ce serait un sacré carnage ! Plus grand que Tarantino, plus sombre que Kubrick et plus fou que Polanski. Imaginez une espèce de Lars Von Trier qui voudrait nous envoyer au septième ciel !

Que dire de plus ? Parler de l’écriture ?! Vous le savez, elle transporte, on ne la quitte plus. La réelle question serait plutôt « Que lire après ça ? »

 

Si vous allumez la radio et que vous entendez que deux types sont recherchés, éteignez et oubliez.

 

« Vas-y couine, gros tas ! Couine autant que tu veux, mais j te jure que tu vas me dire qui t’es. T’es pas personne, t’es juste rien. Tu t’es regardée ? Non, tu te regardes plus. Tu te regardes plus parce que quand tu te vois, tu pleures. Tu veux que je te dise ? Tu me files la gerbe avec ta tronche de coin de table et tes surplis de saindoux. Pourquoi t’es moche, hein ? Carell, pourquoi elle est moche, tu peux me dire ? Pourquoi on croise que des thons depuis qu’on est partis ? »

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À propos de Antoine

Libraire dans l’Isère. Voir tous les articles par Antoine

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