Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves, Marc-Antoine MATHIEU

Quelle ne fut pas mon heureuse surprise d’enfin découvrir un ouvrage qui portait le nom « Le décalage ». Une couverture alléchante et déjantée, une promesse de folie et de philosophie, et je n’ai pas été déçu.

Il s’avère que Le Décalage était en fait le sixième volume de sa série Julius Corentin Acquefacque, prisonnier des rêves. Pour vous (et surtout pour moi), j’ai lu la série d’une traite, et je peux aujourd’hui vous affirmer que c’est un chef d’oeuvre en construction.

 

origine

 

Julius Corentin vit dans un petit appartement, il dort dans un lit mezzanine qu’il sous-loue à un collègue la journée. Crise oblige.

Il finit toujours ses nuits en tombant du lit. Il a des rêves tumultueux.

Evidement, l’histoire ne s’arrête pas là. On nous propose un sens à l’absurde, on nous propose un sens à la vie, à l’univers, ainsi qu’une philosophie bien particulière selon laquelle nous serions tous des personnages de BD, vivant dans des cases modulables.

Attrayant, n’est-ce pas ?

Et bien l’auteur ne s’arrête pas là. A chaque nouveau volume on a droit à une originalité. Des cases manquantes, des textes à double sens, des palindromes, un pop-up, du 3D… Et j’en passe.

Prenant le lecteur pour témoin de ses aventures, Julius Corentin reste de marbre face à tout ce qui lui arrive. Lui-même finit par ne plus savoir s’il fait parti d’un rêve ou d’une réalité. C’est un personnage attachant auquel on s’accroche avec joie. Que faire quand deux univers se rencontrent suite à une panne d’horloge ? Comment se repérer dans le temps quand on n’a plus de point de fuite, et donc plus de volume ?

 

L’illustration en noir et blanc propose de magnifiques contrastes entre les différents mondes, mais semble aussi démontrer un état d’âme et une incompréhension du monde. Les anomalies sont délicieuses et donnent une nouvelle dimension au texte, à l’illustration, et au livre papier…

 

julius

 

Marc Antoine MATHIEU propose une série d’une rare originalité qui séduira tous les adeptes du non conformisme. A travers des scénarios qu’il ne faut pas chercher à comprendre avant la fin l’auteur sait nous mener en bateau… Et vous savez quoi ?!

On en redemande !

Alors, à quand le septième volume ?

 

Bibliographie : 

 

Volume 1 : L’origine (Delcourt, 1990)

Volume 2 : La Qu… (Delcourt, 1991)

Volume 3 : Le Processus (Delcourt, 1993)

Volume 4 : Le Début de la fin (Delcourt, 1995)

Volume 5 : La 2,333e dimension (Delcourt, 2004)

Volume 6 : Le décalage (Delcourt, 2013)

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À propos de Antoine

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