Reculer pour mieux sauter, Patrice LECONTE

La rentrée littéraire 2012 est aussi sous le signe cinématographique.
C’est cette année une adaptation du roman de Jean TEULE « Le magasin des suicides » qui attend sa sortie, réalisé par… Patrice LECONTE, co-auteur du présent livre.
Est-ce cette adaptation qui lui a donné envie d’écrire sur le suicide, ou la découverte du fabuleux « Vous descendez ? » de Nick HORNBY ?
Toujours est-il que ce roman qui sort dans deux jours… N’est pas à la hauteur de mes attentes. Je m’en doutais un peu, mais après avoir mis mes préjugés de côté, j’ai décidé de me lancer.

cvt_Reculer-pour-mieux-sauter--Correspondance-entre-d_2150

C’est ici l’histoire incongrue de deux hommes qui se retrouvent dans une même chambre d’hôpital après un suicide raté, l’un en sautant du 4e étage et l’autre en avalant des cachets avec de la vodka.
Norbert, un peu moins amoché est frais après un lavage d’estomac et sort donc de l’hôpital. La trame épistolaire débute alors. Les deux compères vont donc s’écrire de (trop) nombreuses lettres avec le but ultime d’écrire un livre qui relatera des différentes manières farfelues de se suicider.
Les idées sont présentes, mais l’originalité manque. Et Norbert, assidu dans son nouveau travail, ne manquera pas d’en faire part à Paul, son nouvel ami.
Paul fera alors tout pour reconquérir l’amitié et la confiance de Norbert.

Ce roman, bien trop long et redondant à mon goût me laisse complétement béat. Je l’ai trouvé certes mauvais mais l’ai tout de même lu d’une traite, à la recherche de LA perle. Une idée de suicide au Canada a tout de même réussi à me faire sourire, à la fin du roman.
J’ai vu à travers ce livre des références à Jean TEULE, Nick HORNBY mais aussi à Edouard LEVE, qui avait écrit le livre « Suicide » et s’était suicidé en suivant son écriture quelques jours avant la publication du roman. J’ai cependant trouvé que Patrice LECONTE, qui a tout de même su me faire rire avec ses nombreux films (et oui…) n’avait pas la plume bien humoristique pour un roman. A chacun son métier ?
Pour ce qui est de David D’EQUAINVILLE, éditeur et journaliste, il n’a pas su me transcender non plus. On imagine quel auteur écrit quel personnage, avec cependant bien souvent des doutes.
Je finirai en disant que je trouve vraiment dommage le gros manque de contraste entre chaque personnage. Quatre mains, deux plumes, et une écriture. J’espère seulement que Patrice LECONTE ne me décevra pas avec son adaptation du Magasin des Suicides que j’attends impatiemment suite au grand enthousiasme que j’ai pu avoir à la lecture et relecture de ce roman.

 

Disponible chez Flammarion en version papier.

Publicités

À propos de Antoine

Libraire dans l’Isère. Voir tous les articles par Antoine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :