Les lisières, Olivier ADAM

Olivier ADAM ou le buzz de la rentrée littéraire de cette année…
Que penser de ce livre que je n’arrive pas à finir, ni même à réouvrir une fois fermé ?
On va dire que j’ai un esprit de contradiction, que je ne suis jamais l’idée du panel, mais peu importe.

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L’écriture est bonne (un bon point), les clichés récurrents (un bon point mort). L’idée n’est pas très innovante et à la moitié du livre je me crois dans le livre de Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit; mais mal écrit.
Delphine de VIGAN nous contait, dans son autofiction, la vie de sa mère malade. Olivier ADAM semble nous conter la vie de son père qui vote à droite, de son frère qui vote à droite et de tout le monde qui le pense « bobo » et chômeur alors qu’il travail dur à l’écriture.

L’autofiction est un genre à part entière, on a l’impression que l’auteur a ici voulu jouer avec ce style… et qu’à force de jouer il s’est cassé la gueule. Est-ce de lui dont il parle ? Ou est-ce réellement de ce Paul, son personnage ? Le suspens est à son comble mais au final… On s’en fout légérement. Que les choses soient claires ou non, peu importe, tant que le style est là, que l’ouvrage nous emporte.

On nous a beaucoup parlé d’autofiction l’année derniére (Fête du livre de Bron, rappelez-vous, c’était le théme !!!), et il semblerait qu’Olivier ADAM a, en fait, un an de retard. Loin de la poèsie de Delphine de VIGAN, mais aussi de la cruauté voyeuriste de Régis JAUFFRET, l’auteur n’a pas su m’emporter dans son monde imparfait et qui se veut lent.

Entre politique, persécution et sentiments qui lui sont personnels, Olivier ADAM ne nous offre donc rien de bien nouveau. Le tout est agrémenté d’une écriture lente, propre à l’auteur, qui nous laisse dans un état béat, déprimé et surtout composé de fatigue.
Où est passé le temps de la nana qui cherchait son jumeau partout en France ? Je vous le demande !!!

Peut-être ne suis-je pas tant fan que ça d’Olivier ADAM ?
Je lui souhaite tout de même les rumeurs qu’on entend à propos du nouveau Goncourt, vu le succès qu’il a l’air d’avoir par ici !

 

 

Disponible chez Flammarion en version papier.

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À propos de Antoine

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