Le journal intime d’un arbre, Didier Van CAUWELAERT

Allez, je me lance !

Commençons donc par le journal intime d’un arbre. Il est paru dans vos librairies le 2 Octobre 2011. Autant dire qu’il est encore tout récent !

Tristan. C’est le nom de l’arbre que nous allons suivre (et il y aurait une bonne psychanalyse à faire par ailleurs!) pendant les 250 pages de cet ouvrages. Le suivrons-nous à travers les bûches qui serviront à enflammer les cheminées ou à travers une statuette sculptée par une jeune fille en manque d’amour?

250 pages? Quel pavé ! Mais non, c’est écrit en gros caractères et l’écriture est tellement agréable que nous ne voyons ni le temps, ni les pages passer !

Tristan, donc, poirier à temps plein, se déracine après 300 ans de vie. 300 ans, vous imaginez ?! Il a vécu les guerres, les amours des uns, la haine des autres. Il a connu Dreyfus, des suicides, un poète maudit… Autant vous dire qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer !

Nous allons parcourir les mots, les lignes, les pages à travers l’esprit de Tristan qui reste parmi nous afin de nous narrer son incroyable histoire.

Cet être a, comme toute la nature selon l’auteur, les capacités de sentir les émotions humaines, de compatir à celles-ci et ainsi de les partager. A deux reprises, l’arbre influera fortement dans le destin des personnages.

Mais qui sont les personnages me direz-vous? Ils sont le vieil homme a qui « appartenait » l’arbre avant de tomber, l’enfant qui fut fusillé contre son tronc qui contient toujours la balle dans sa plaie, deux amants que tout oppose, jusqu’à l’âge, et à qui la vie n’est pas rendue toute simple, et Isolde, un deuxième poirier très lié à Tristan. Et pas seulement par le nom…

Nous avons finalement 300 ans de vie narrées en 250 pages… Didier Van CAUWELAERT, à travers son écriture très fluide, nous propose un panorama historique avec des références culturelles, des références littéraires, des émotions fortes et quelques rires.

Y a t-il un côté écologique redondant ? C’est la question que nous pourrions nous poser en voyant le titre. La réponse est non. Il y a évidemment une dimension écologique visant à sensibiliser les lecteurs sur l’avenir de l’humanité, mais ce sont de petites phrases assez subtiles qui ne dérangent aucunement la lecture de l’ouvrage.

Didier Van CAUWELAERT nous propose finalement un panorama historique, scientifique (beaucoup de choses à apprendre sur les arbres et leur façon d’agir face à l’agression), émotionnel et sarcastique, car il y a bien sur une critique de l’homme faite par l’arbre. C’est certainement ce qui rend cet ouvrage si particulier et intéressant.

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À propos de Antoine

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